Primeros pasos en la Universidad de Colima

Wouaaaaaah, je comprends pourquoi il y a tant d’arbre le long des rues ici : Le soleil est écrasant ! Je zigzage d’ombre en ombre pour éviter de me prendre un méchant coup de soleil. Dire qu’il n’est que 10h du matin…

Camino por la universidad

Premier objectif, trouver l’université. Aujourd’hui c’est lundi et je vais remplir toutes les formalités scolaires. Hum… Trouver le campus est plus difficile qu’il n’y paraît, je ne vois de panneau indicateur nul part. J’ai bien jeté un coup d’œil sur le plan de la ville avant de partir, je ne suis pas sûr de moi. Au bout d’un quart d’heure, je finis tout de même par tomber sur le complexe sportif. Parfait ! Maintenant je vois à peu près où je suis.

Futbol rapido !

Histoire de visiter un peu, je traverse le complexe. Colima est connu pour être l’une des villes les plus sportives du pays. Vu l’étendu du site ça ne m’étonne pas : Trois terrains de tennis, quatre de basketball, un gymnase qui contient un terrain et une grande salle de muscu, un petit stade d’athlétisme, deux terrains de football, un stade de football rapide (7 joueurs sur un petit terrain) et une piscine olympique en plein air. Et bien sûr le tout bien aéré avec des arbres partout (faut pas déconner, on est au Mexique quand même). Pas mal du tout j’ai envie de dire. Tout les jours vers 18h, quand la chaleur diminue, le complexe s’anime jusqu’à 22h : Des joggeur viennent courir, des exclamations du public viennent des différents stades, le gymnase et la piscine sont bondés,…

La entrada del campus

Arrivé au bout, je sort du complexe et me retrouve devant la fac de médecine. Bon, en fait je me repère pas aussi bien que ça. Je continue sur la gauche et finis par tomber sur une grande statue similaire à l’homme de Vitruve. J’en déduis que cela doit être l’entrée. Je monte et me retrouve devant un espace très vert où courent des écureuils. Bien bucolique tout ça mais je crève de chaud et je ne vois toujours pas le bureau des relations internationales. Et bien sûr toujours aucun panneau indicateur dans ce pays ! Je tourne à gauche et, miracle, le bureau est juste là ! Pfff, trop facile.

Adentro de la universidad

J’entre avec délectation dans l’air conditionnée du bureau. On me dit que Elisa, la personne qui s’occupe d’accueillir les étrangers est actuellement occupée avec un groupe de coréen. J’en profite pour rendre visite à Emilia, qui elle s’occupe des logements, et à qui je dois quelques sous pour m’avoir trouvé un toit ! Je suis bien surpris de la personne que je rencontre : Toute petite, plus typée asiatique que Jackie Chan et au fort accent, Emilia n’a rien d’une mexicaine. Elle m’accueille à bras ouverts en me disant qu’il n’y a pas de soucis, que je peux payer plus tard, que je ne dois pas m’embêter avec ce genre de détail immédiatement. Bon, ok. Sur ce, Elisa arrive. Beaucoup plus mexicaine qu’Emilia, elle ressemble plus ou moins à ce que j’avais imaginé : Grande, fine, aimable et prête à rire de tout. Elle m’invite à m’asseoir et me dit que j’arrive un peu tard. Hein ?! Et oui les cours ont commencé aujourd’hui ! Mais, le calendrier indiquait demain… Hum, bref, que dois-je faire ? Elisa m’explique alors que j’ai deux tâches à accomplir : Premièrement, aller à la Facultad de Telematica, ma faculté, pour établir mes horaires de cours avec le coordinateur général. Deuxièmement, j’ai un mois pour rassembler tout un tas de papiers, dont la liste est grande comme mon bras, et aller au service national de l’immigration pour m’enregistrer. Bien entendu, histoire de simplifier les choses, ce service se trouve dans une autre ville, à deux heures de route. Arg, heureusement que mes coloc doivent le faire aussi car je crois que je n’y arriverais pas tout seul. Quelques conseils supplémentaires et Elisa me laisse aller à ma faculté.

La facultad de telematica

Wouh, quel design ! La Facultad de Telematica se compose de deux bâtiments : Le principal, avec le bureau de coordination et les amphis (petits, rien à voir avec ceux de l’INSA), et un secondaire nommé Posgrado Telematica qui détient des salles de classes et la salle de détente des professeurs. J’entre dans le bâtiment principal. Le lieu est spacieux et lumineux, quelques écrans sont accrochés au mur mais ne paraissent pas fonctionner et au fond, derrière l’escalier qui trône au milieu de l’édifice, j’entends le bruits caractéristique d’une partie de ping-pong. Directement à gauche en entrant, j’avise une salle qui me paraît être le centre de coordination. Mais pourquoi un nom comme ça ?

Clase de Interaccion Humano-Computadora

Depuis a peu près 5 ans, le système scolaire mexicain a pas mal changé. La faute à la réforme ABP (Aprendizaje a Base de Problema = apprentissage à base de problème). Ici, les élèves apprennent par eux-même, les professeurs sont là pour guider et doivent se rendre disponible pour les questions mais pas plus. Ils distribuent le travail à faire et attendent. Et ça je ne le savais pas en arrivant ! Le centre de coordination lui ne fait que “coordonner” les cours : en gros collecter les notes et accréditer les élèves sur la parole des professeurs. Inutile d’aller voir par ici pour savoir où est un professeur ou si tel cours est maintenu tel jour, ils n’en sauront rien ! Les élèves discutent directement de cela avec le professeur, allant même jusqu’à échanger adresses mail, MSN, Skype, Facebook ou Twitter. Paradoxalement, l’absentéisme est sévèrement réprimandé. Chaque professeur établi le pourcentage de la note finale du semestre, par exemple, 30% travail à la maison, 30% participation en classe, 40% examens. Ce qui se cache derrière les “30% participation en classe” c’est principalement la présence en cours. Mais ici tout ce négocie, si un élève parvient à convaincre le professeur qu’il ne viendra pas en classe pour une bonne raison, tout se passe bien.

Unas de mis aulas

J’entre et balbutie quelques explications à la secrétaire. Il va falloir que je m’améliore sérieusement avec la langue parce que je galère vraiment pour parler. Compréhensive, elle m’indique le bureau du coordinateur. Celui-ci m’accueille chaleureusement. Heureusement pour moi, lui au moins parle lentement et articule ! Nous établissons ensemble mes horaires de cours : 8 matières dans 4 groupes différents et pas de cours le lundi. A première vue l’emploi du temps me parait léger : Une moyenne de 5h par jour avec un jour libre. Aha, on dirait que j’ai trouvé le bon plan au Mexique ! Mais quelques jours plus tard je vais bien vite perdre mes illusions :

Avec le programme ABP, la charge de travail hors classe est bien plus importante qu’à l’INSA. Chaque cours nécessite investigations et travaux à la maison. Avec ma pauvre connaissance de l’espagnol ce n’est pas gagné… A tel point que j’ai contacté l’INSA pour me permettre d’enlever une matière. Un autre point embêtant est la diversité des groupes dans lesquels je suis en classe. Quand les élèves doivent travailler, ils se réunissent ensemble quand ils n’ont pas cours… mais moi la plupart du temps à ce moment-là j’ai cours avec un autre groupe ! Et quand eux vont en classe, moi je n’en ai pas. Difficile alors de se voir pour travailler. Je conseille donc à ceux qui viendront ici par la suite de minimiser au possible le nombre de groupes différents et de ne pas prendre la matière Hipermedia, pesante en terme de travail hors classe et pas forcément très intéressante. A part cela, les matières sont plutôt intéressantes et les professeurs disponibles quasi en permanence.

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La fin d’un rêve

Mercredi 17 Novembre 2010

50ème jour de détention de Gustave Le Yack

Cela fait presque deux mois que notre confrère Gustave est bloqué à la douane de Sao Paulo. Malgré tous les efforts de la commission internationale mobilisée pour sa libération, les autorités brésiliennes continuent de faire la sourde oreille. Nicolas Form et Evelyne Fatela-Nabais, responsables de la DLGY (Délégation pour la Libération de Gustave le Yack) lance un appel à soutien de la part de l’institution d’origine du prisonnier, à savoir l’INSA de Rennes, pour que le dialogue puisse être établie dans les plus brefs délais. Nous espérons que les messages de ses proches seront entendus et que nous pourrons bientôt revoir Gustave dans notre pays.

J. D. Y. C. pour le journal international insalien

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TU Wien

La TU Wien (pour Technische Universität Wien ou Université Technique de Vienne) est l’université avec laquelle j’effectue mon échange Erasmus. Il s’agit de la deuxième plus grande université viennoise et elle regroupe l’ensemble des matières liées aux mathématiques et à la physique. On peut toutefois y trouver des ovnis comme l’architecture ou la cartographie.

Technische Universität Hauptgebaude

Technische Universität Hauptgebaude

On ne peut pas parler de campus à proprement parler pour cette université. En effet, les bâtiments sont éparpillés dans tout un quartier au sud du centre ville de Vienne. Le bâtiment principal (A sur le plan) se situe au bord du “Ressel Park” et est plutôt imposant. On y trouve des amphis, des locaux administratifs et certains chanceux, comme les archis, y ont tous leurs cours.

Faculté d'informatique

Faculté d'informatique

Les autres cours sont répartis dans plusieurs bâtiments entourés en rouge sur le plan. En plus de ceux-là s’ajoute l’Elektrotechnische Institut qui est le plus imposant avec ses immenses escaliers. A cet ancien bâtiment en est rattaché un neuf et les deux comptes pour un unique ensemble (C sur le plan). Lorsque l’on cherche sa salle de cours grâce au Wegweiser (un outils indispensable), ils nous indique s’il s’agit de la partie ancienne ou nouvelle, ce qui n’empêche pas toujours de se tromper.

Les autres cours ont lieu dans les différents bâtiments entourés de rouge, certains servant seulement à l’aspect administratif ou recherche. D’ailleurs, j’ai globalement remarqué que les profs n’aimaient pas trop se déplacer, ce qui explique l’éparpillement des salles de classe. En effet, plutôt que d’avoir un bâtiment pour les cours et un pour la recherche (comme à l’INSA), ils ont installé des salles de cours dans les bâtiments dans recherche. Et comme il y a beaucoup de bâtiments de recherche…

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Retrouvez plus de photos et un article supplémentaire sur mon blog perso

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Logement à Vienne

Il est aujourd’hui temps de vous parler de ma résidence après y avoir logé près de trois semaines.

Localisation

J’habite à Molkereistraβe 1, une résidence Erasmus gérée par l’organisme ÖAD (ou OeAD lorsque c’est écrit sans l’Umlaut sur le O). Le bâtiment est situé juste à côté du Prater, un parc magnifique qui héberge la plus grande discothèque de Vienne ainsi que la fameuse grande roue. Du point de vue emplacement, c’est un peu loin de l’université mais je suis sur une ligne de métro directe (ou avec un changement selon là où j’ai cours) qui m’amène en moins de trente minutes de ma porte à celle de ma salle de cours. La ligne fait le tour du centre ville en passant par quelques un des endroits les plus vivants de Vienne donc je peux me rendre très facilement partout. Plus généralement, lorsque l’on se trouve sur une ligne de métro, on n’a pas trop à se plaindre car on peut aller partout en très peu de temps (avec un métro toutes les 5mn en journée).

Carte du centre de Vienne

Carte du centre de Vienne

La carte permet de se rendre compte de l’emplacement : j’habite au niveau de la grande roue et la TU Wien (mon université) se trouve au sud du “Inner Stadt”, sous le Stefansdom. Mon métro (le U2) fait le tour du centre ville par la gauche. Celui avec une correspondance (U1) passe en plein milieu et m’amène aux bâtiments du sud de l’université.

Vue sur le Prater

Vue sur le Prater

En résumé, on peut dire que, contrairement à ce que je craignais au départ, la résidence est plutôt bien placée, surtout si on pense à la proximité du Prater. Il faut dire que cette résidence ne faisait pas du tout parti de ma liste de vœux, ce qui m’avait un peu refroidi au début. Et pourtant j’avais fait ma demande fin Avril.

Ma chambre

L’immeuble en lui-même est récent et est haut de 6 étages. Il y a plus d’une centaine de chambres, chacune hébergeant au moins deux étudiants dans un système de collocation où l’on partage une cuisine et une salle de bain. Pour les insaiens, c’est à peu près le système des Glénans mais dans la gamme au dessus : chambre deux fois plus grande, cuisine deux fois plus grande, salle de bain…quatre fois plus grande. La chambre en elle-même est très bien équipée au niveau mobilier, notamment pour le lit qui est confortable. Dans toutes les chambres se trouve une télé, pour ceux qui ne peuvent pas s’en passer, et un téléphone pour être appelé de l’extérieur, entre chambres et pour l’interphone. Internet est fourni gratuitement (ce n’est pas le cas dans toutes les résidences). Côté cuisine, celles de la résidence sont équipées d’un four à micro-onde, de plaques, d’un grille-pain et d’une bouilloire, sans compter la vaisselle. Là encore, dans beaucoup de résidences, il n’y a rien et les étudiants doivent se fournir au marché au puce début octobre.

Ma chambre

Ma chambre

Bref, ma chambre est plutôt luxueuse, je ne m’attendais pas vraiment à ça. Il faut dire que ce luxe se paye 400€ par mois, heureusement que j’ai des bourses plus que correctes sinon j’aurais pris la gamme en dessous. En effet, on peut trouver des chambres de type cité U aux alentours de 300€ par mois avec une grande cuisine partagée et des volumes plus petits, ou encore des chambres partagées façon USA avec 2 lits dans la même chambre. Personnellement si j’ai pris ce genre de chambre, c’était pour pouvoir être tranquille et pouvoir accueillir notamment ma copine pendant quelques jours.

Cuisine

Cuisine

L’immeuble

Particularité de l’immeuble, il est dit « Passivhaus ». D’accord, j’avoue, je ne comprends pas trop ce que ça signifie mais j’ai cru comprendre qu’il s’agit d’un système de régulation de l’énergie à tendance écolo. Je ne sais pas trop si ça influence beaucoup le quotidien car je suivais déjà la plupart des règles en France. On y retrouve « éteindre le chauffage quand on aère » ou encore « ouvrir ses volets l’hiver pour utiliser le chauffage solaire », rien de très novateur.

Entrée de la résidence

Entrée de la résidence

A part ça, l’immeuble en lui-même est plutôt joli avec de grandes tranchées entre les étages qui amènent la lumière du soleil dans les couloirs. Seul problème, elles apportent aussi le bruit d’un étage à l’autre. Il n’est donc pas rare d’entendre qu’il y a une fête dans l’immeuble mais impossible de savoir où et donc d’en profiter :) .

Hall d'entrée

Hall d'entrée

Au niveau services, il y a une laverie avec des machines à laver payantes (1,60€) et des sèche-linges gratuits. Ces derniers s’expliquent par le fait qu’on n’est pas sensé faire sécher sa lessive dans les chambres… Bon, ils n’ont pas du penser aux vêtements qui ne passent pas au sèche-linge, ou alors ça n’existe pas ici. Il y a aussi un garage à vélo, une salle commune au premier étage, ouverte en journée pour travailler, et une « Partyraum » au sous-sol que l’on peut emprunter contre une caution de 150€. Je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter cette dernière mais il semble que la fête de la bière y fasse un détour le week-end prochain donc ça sera bientôt chose faite.

A deux pas de là se trouvent un Billa et un Bipa, deux magasins qui permettent de trouver tout le nécessaire de survie pour un étudiant. C’est plutôt pratique. On trouve aussi plusieurs restaurants et des bars dont le « Xena Bar » qui semble orienté club de strip-tease (mais ne semble pas trop fréquenté).

Voilà, c’était un petit aperçu de là ou je vis, j’espère que la visite vous a plu.

A bientôt.

Quentin

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A trip to Vienna

C’est maintenant à mon tour de vous faire le récit de mon séjour Erasmus à Vienne en Autriche. Voici mon tout premier article qui est en réalité une version allégée de celui publié sur mon propre blog Erasmus in Vienna. Si vous voulez lire cette article en entier je vous conseille de vous rendre sur mon blog. Sinon, si vous voulez justes quelques nouvelles ou un compte-rendu de la vie d’Erasmus viennois, cet article vous suffira.

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Le 20 Septembre 2010 à 12h40, avec 15 bonnes minutes de retard par rapport à l’horaire prévu, je quitte la rassurante demeure familiale rennaise avec 30kg de bagages. Direction l’INCONNU…

Bon, j’exagère parce que l’Autriche c’est quand même pas la Papouasie et Vienne une capitale ce qui ne devrait pas trop changer ma vie. Cela dit, je dois bien avouer que, mêlée à l’excitation de démarrer une nouvelle vie, se cache une petite pointe de stress en forme de « Et si je ne rencontrais personne de sympa ? » ou encore « Et si je n’arrivais plus à parler allemand ? ». Toutes ces questions n’entament toutefois pas mon enthousiasme et c’est tout juste à l’heure que j’arrive à la gare pour prendre mon train pour Paris. Non sans mal, je case ma valise de 20kg dans le wagon. Visiblement tout le monde voyage chargé aujourd’hui. Je m’installe à ma place, dis au revoir à ma maman à travers la fenêtre et le train démarre déjà. Cette fois c’est fait, je suis parti !

Premier arrêt Montparnasse pour faire la jonction direction Charles de Gaulle. Heureusement que j’avais pu m’entraîner dans le métro parisien deux semaines avant parce que sinon je crois que j’y serais encore. Métro ligne 6 direction Denfert-Rocherau sans trop de soucis, ce n’est qu’à deux stations de Montparnasse. Je sors de ma rame et me dirige vers le quai du RER B qui m’emmènera directement direction Roissy – CDG. Nouvelle épreuve : les portes automatiques du RER qui nécessite une bonne organisation lorsque l’on passe avec une valise. Pas facile mais ça passe.

Je dois maintenant traverser Paris et la banlieue. Le trajet prend environ 45mn puisque l’aéroport se trouve relativement loin de la ville. C’est important de prendre ce temps en compte lorsque  l’on a pas de train direct vers Charles de Gaulle. J’arrive à mon terminal avec un peu plus de deux heures d’avance, enregistre mes bagages (ouf ça passe malgré un petit excès de sac à dos) et après un peu de temps à glander dans l’aéroport, passe le portique de sécurité. Enfin essaye de passer parce que visiblement mon sac à dos contient quelque chose que les rayons X n’aiment pas trop. « Vous transportez des chamalows ? » Heu non mais des bonbons, qu’une amie mexicaine vue à l’aéroport m’a offert, et du matériel électronique. « Vous pouvez vider le matériel électronique s’il vous plait » ? J’y retourne, vide un méli-mélo de fils électriques, chargeurs et autres radio-réveil et repasse le portique pour une deuxième fouille au corps. Toujours le même problème avec mon sac. Non, je n’ai toujours pas de chamalows. Il a finalement fallu fouiller mon sac pour comprendre qu’il s’agissait bien de la « Crema de Cocada » offerte par Ana qui ressemble en fait plus à un gâteau qu’à des bonbons. Ils ont du l’ouvrir pour s’assurer que je pouvais repartir avec. Je concède à la fille de la sécurité qu’effectivement, ça pourrait être pris pour un explosif. Ca la fait rire et je reprends ma route.

Crema de Cocada

Crema de Cocada

Bon, j’arrive 5mn avant l’heure officielle d’embarquement. Je commençais à flipper de rater mon avion mais finalement nous n’embarquons que 45mn plus tard. Le vol se passe bien et je finis par atterrir sans encombre à l’aéroport de Vienne où je récupère ma valise et me dirige vers la sortie. Prochaine étape, prendre un car pour aller à mon auberge de jeunesse. Le temps d’acheter mon ticket et ranger mes valises dans le coffre et il part déjà, impeccable. 45mn plus tard j’arrive à la Westbahnof (gare de l’ouest) et me met à chercher mon auberge de jeunesse. Si seulement les autrichiens écrivaient le nom des rues, j’aurais gagné 10 bonnes minutes mais je finis par trouver mon auberge après un petit détoure. Il est 21h20 et je suis devant le « Do Step Inn ». J’avais prévu d’arriver à 21h, malgré le retard de l’avion, ça devrait aller. Sauf que l’accueil ferme à 21h… Quelques péripéties plus tard, je finis finalement par m’endormir sous un gros chinois ronfleur qui sera bientôt rejoint dans son activité par deux allemands qui excellent dans cette même discipline, à mon grand dam.

Le lendemain, je commence par prendre un petit déjeuné « local » et rencontre les premières étrangetés au niveau nourriture. Je repars ensuite direction ma résidence via le U-Bahn (métro). C’est plutôt pas mal d’ailleurs ce métro, il quadrille bien le centre-ville et permet de se déplacer rapidement.

Sans trop de difficultés, j’arrive ma station et réussi à trouver ma résidence, non sans mal (comme la veille pour l’hôtel, j’ai rebroussé chemin 30s avant d’arriver à destination, histoire de visiter le quartier avec mes valises).

11h45, je suis dans les temps. Ou pas. En effet, j’avais mal compris : je ne pouvais pas récupérer mes clefs à la résidence mais uniquement dans une agence qui ferme à midi……………….

Bon, on ne se décourage pas, j’aborde la première venue en allemand. En fait elle est chilienne et ne parle pas allemand. Ok, on continu en anglais et en espagnol. Super sympa, elle me propose de lui laisser mes bagages et m’indique le chemin pour aller chercher les clefs. Et c’est reparti. En chemin je vérifie mes infos auprès d’un autre groupe. C’est bien ça et je devrais me dépêcher car certains jours, l’agence ferme à midi. C’est le cas aujourd’hui so… « You’re fucked » complète une fille qui s’avère française et m’a grillé à l’accent. Tant pis j’y vais. Trois métros et un S-Bahn (tramway) plus tard j’arrive à l’agence qui se situe dans un magnifique campus. C’est effectivement fermé et je dois retourner chercher mes bagages pour me trouver un logement pour la nuit. En chemin je me rend compte que je suis à 5mn du métro direct vers ma résidence… Je retourne donc chez Maria, la chilienne, qui me présente Maria, l’espagnole, qui elle parle allemand. A l’aide de cette dernière, nous trouvons une femme de ménage qui après deux coups de fils me renvoi à l’agence qui est fermée au public mais où quelqu’un pourra me donner ma clef. Oufff, c’est reparti mais cette fois je sais que je pourrai dormir chez moi ce soir.

Une heure après je rentre enfin dans ma chambre pour un repos bien mérité.

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Primera noche en Colima

J’émerge péniblement… Où suis-je ?… Oh, il pleut à verse ! Ah oui, c’est vrai, je suis au Mexique. On peut dire que la saison des pluies porte bien son nom. A travers ma fenêtre, un rideau de gouttes floute le toit des maisons. A travers ma fenêtre… ouverte ! Vite je la referme pour éviter que plus d’eau ne s’accumule par terre. Bon, ça commence bien… Première constatation, les murs laissent facilement passer le bruit. Même fenêtre et porte fermées j’entends le crépitement de la pluie sur les taules et des voix venir de la pièce principale. Allez, il est temps de faire connaissance avec les habitants de mon “Auberge Mexicaine”.

Alex y Rodrigo intentando de parar la lluvia

Alex y Rodrigo intentando de parar la lluvia

En descendant l’escalier, je les découvre avachis sur les canapés du salon : Alex, que je connais déjà, Xenia et Rodrigo. Xenia, châtain et yeux marron, n’a pas l’air de beaucoup parler. Et pour cause, elle est allemande et n’a pas beaucoup de pratique. Aha ! Voilà une alliée dans cette maison qui est aussi paumée que moi ! Le dernier locataire, mais pas des moindres est autant espagnol qu’Alex. Rodrigo, grand, brun et une cigarette à la bouche, n’a pas un physique qui renie ses origines. Pourtant il ne parle pas très vite… D’après Alex, c’est parce qu’il est “galiego”, originaire de Galice, et ici ce n’est pas une chance :

Chiste gallegoEn effet, les galiegos sont au Mexique ce que les belges sont à la France : Un sujet de “chiste” (“blague” en mexicain). J’ai même entendu la célèbre blague de l’ampoule (clin d’oeil à ceux qui regardent Babylon 5) : combien de galiegos faut-il pour changer une ampoule ? 100, 1 qui tient l’ampoule et 99 qui font tourner la maison. Eh ! Ne riez pas, les français aussi en prennent pour leur grade : pourquoi les français n’arrivent-ils pas à se suicider ? Parce qu’ils ont un égo tellement élevé qu’avec le pistolet ils tirent au-dessus de leur tête en voulant viser leur tempe. Mouais, dites ça au personnel de France Telecom… Youhou, private french joke ! Bref, vous l’aurez compris les français sont des gens hautains… Heureusement ce n’est pas l’unique cliché, il y a aussi le romantisme à la française ! Et ça, ça n’a pas de prix.

Il est maintenant 21h et les espagnols proposent de commander à manger. Au Mexique, durant la journée les gens mangent un peu n’importe quand entre 12h et 16h et le soir entre 19h et 23h. A manger ? Quelle bonne idée, je meurs de faim. C’est Rodrigo qui est désigné pour appeler et il nous commande des quesadillas.

Quesadillas !

Quesadillas !

La nourriture mexicaine est bien entendu complètement différente de l’européenne. Tout le monde connais les tacos et les buritos, moins les quesadillas. Les trois plats utilisent la tortilla, une galette de maïs épaisse qu’on trouve dans tous les repas quelque soit la nourriture, un peu comme le pain en France. En parlant de pain, un autre plat mexicain très répandu l’utilise ! Il s’agit de la torta, un simple sandwich avec viande, crudité et assaisonnement, mais le pain est délicieux et ressemble à celui des kebab. On m’avait dit que les mexicains mangeaient toujours épicé. C’est vrai, mais il est possible de survivre en n’aimant pas ça. En effet, en général les plats ne sont pas trop épicés, se sont les sauces qui le sont le plus ! Très peu ne le sont pas mais rien n’oblige à saucer votre repas. Par contre vous ne passerez plus incognito, on saura tout de suite que vous êtes un étranger !

Uno de los numerosos Kiosko

Un de los numerosos Kiosko

Après avoir bien manger, Alex nous propose une soirée dans la maison d’une amie. Wahou, première nuit, première fiesta ! C’est du sérieux ça… Avant de prendre un taxi nous passons à l’Oxxo. Non pas l’ancienne boîte de nuit (clin d’oeil aux clermontois) mais une chaîne d’épiceries ouvertes 24h/24. Ca c’est vraiment pratique ! Et il y en a vraiment partout et de différentes chaînes (Oxxo, Kiosko, Modelorama,…), impossible d’être à court de nourriture ou de boisson quelque soit l’heure. De plus, durant la journée, on peut trouver des petites épiceries de légumes et de fruits frais. Il y en a encore plus que des Oxxo et Kiosko ! Je me demande comment ils gèrent la concurrence (clin d’oeil à ceux qui ont vendus des bateaux avec moi). Une bouteille de tequila et quelques bières en poche et nous voilà sur le bord de la route, hélant les taxis dont la petite enseigne est allumée.

Un taxi !

Un taxi !

Prendre le taxi est commun à Colima, il en a beaucoup et ils ne sont pas chers. Pour 15 pesos (~1 euros) je peux me rendre au centre-ville qui est à 10-15 minutes en voiture. Ils sont tous jaunes et en général les chauffeurs aiment bien papoter. Idéal pour améliorer son espagnol ! Par contre certains n’ont pas de ceinture à l’arrière. Est-ce vraiment légal ? Ici la légalité est relative. Il existe à peu près les même interdictions qu’en France mais beaucoup plus de gens violent les règles. Pourquoi ? Car si la police t’attrape, il te suffit d’être assez convaincant pour qu’ils ferment les yeux. Et c’est valable pour tout : téléphoner au volant, griller un feu rouge, boire dans la rue, détenir une arme, vendre de la drogue,… Et bien sûr, le meilleur des arguments reste toujours quelques billets passés sous le coude. Oui vous l’aurez compris le Mexique n’est pas composé que de cocotiers, de moustiques et de soleil radieux. Cependant les temps changent et la situation est bien moins pire qu’il y a une dizaine d’année, notamment en ce qui concerne le trafic de drogues dures.

Rodrigo, moi, Xenia et Vera

Rodrigo, moi, Xenia et Vera (une allemande qui viendra vivre avec nous quelques jours plus tard)

Enfin nous arrivons à destination ! Dès ce premier jour, Alex semble être quelqu’un de très sociable. Trois semaines qu’il est arrivé et il connait pas mal de gens. Rodrigo et lui n’hésite pas à aider quand Xenia ou moi ne comprenons pas. Et ce soir, c’est carrément le cas ! Bien que les mexicains parlent d’une manière plus compréhensible que les espagnols, les débuts sont difficiles. Malgré la barrière de la langue, cette soirée est vraiment sympathique ! Nous sommes dans une grande maison avec une cour intérieure, comme la plupart des habitations de la ville (même la nôtre en a une petite) et il y a une bonne trentaine de personnes. A part nous et deux allemands, tous sont mexicains. J’ai aussi pu tester la tequila locale, rien à voir avec la chose immonde qu’on trouve dans les supermarchés français (clin d’oeil à ceux qui se souviennent du premier bal à Beaulon). Ici les jeunes la boivent en shot avec du citron et du sel, la fameuse Teq’Paf, mais aussi en cocktail avec de l’eau gazeuse et de la limonade. Soudain, vers minuit, la musique électronique mise à fond sur les enceintes du salon changent de registre et enchaîne sur des chansons pop/rock mexicaines. C’est la folie, tout le monde se met à chanter et à danser. Bon, du coup moi je ne fais que danser c’est déjà pas mal. Quelques fraîches connaissances tentent de m’apprendre les paroles mais c’est difficile…

Vers 2h du matin, Xenia, Rodrigo et moi décidons de rentrer, même si la fête n’est pas terminée. Nous hélons de nouveau un taxi. Malheureusement le conducteur est nouveau en ville ! Il n’y a que Rodrigo qui connaît plus ou moins le chemin et nous faisons quelques tours avant de prendre la bonne direction. Soudain, sur la route apparaissent des dizaines de véhicules de police. Nous passons lentement devant mais personne ne nous dit rien. Est-ce normal ? Le chauffeur de taxi nous dit que non. Bon…

Une fois rentré à la maison, je me prépare à dormir quand Alex, le dernier locataire absent, rentre à son tour. Je l’entends discuter avec Xenia. Ils n’ont pas l’air de parler de choses amusantes, qu’est-ce qui se passe ? Je descends aux nouvelles. Celui-ci nous apprends que l’armée de policiers en ville était due à une fusillade dans une discothèque et qu’il y avait eu 20 morts. What ?! C’est une blague ?! Vu la tête de l’espagnol, cela n’a pas l’air. Un règlement de compte entre “narcos” qui a mal tourné nous explique-t-il. Un peu abasourdis nous allons nous coucher.

Les narco-trafiquant, appelé “narcos” sont nombreux aux Mexique. Ils habitent principalement près de la frontière avec les Etats-Unis et dans les ports de la côte Est, qui sont les portes vers leurs clients internationaux. Le trafic de stupéfiants existe encore principalement à cause du soudoiement de la police, qui est aujourd’hui sévèrement puni mais continue de rester dans les mœurs. A Colima, qui n’est ni un port, ni près d’une frontière, le trafic est quasiment inexistant. De temps en temps il y a quelques règlements de comptes à Manzanillo, le port le plus proche, mais presque aucun meurtre de civil n’est à déplorer. Cependant, Colima, en temps que capitale fédérale de l’état du même nom, est un lieu de passage pour les différents cartels. Aussi quand des membres s’y croisent il peut arriver qu’il y ait une fusillade. Mais 20 morts ! Impossible que ce ne soit que des narcos, il y a forcément eu des victimes civiles…

Le lendemain, en me levant, je cherche sur internet des infos à propos de la fusillade d’hier. Je tombe sur un article d’information en ligne qui explique qu’il s’agissait d’un avertissement d’une bande à une autre et qu’il y a eu… 7 blessés ! Aucun mort. Bon, c’est pas la joie mais c’est déjà moins alarmant que ce qu’Alex avait compris ! Et il va sans dire qu’il s’agit d’un évènement rare.

La vista al frente de mi casa

La vista al frente de mi casa // La vue en face de ma maison

Enfin, en ce dimanche, je peux aller explorer les alentours.  L’université est à 15-20 min à pied, l’hypermarché Wall-mart idem dans le sens opposé, il y a plusieurs magasins 24/24 et une épicerie toute proche. Maintenant je réalise pourquoi les magasins ouverts à n’importe quelle heure sont nombreux : en général, les mexicains ne planifient pas. C’est simple, s’ils décident de faire une “fiesta” par exemple, c’est la veille ou le jour même ! C’est un peu tout les jours la STIF (clin d’oeil aux banvillois). Aussi la présence de magasins 24/24 simplifie une vie faite d’improvisations comme celle-ci : s’il manque quelque chose, un saut au coin de la rue et le problème est résolu. Et je dois avouer que moi qui mène une vie pas toujours très organisée, je me sens ici dans mon élément !

Malheureusement, la vie n’est pas toujours faites de fiestas et je vais bientôt rentrer en cours. Et c’est là que le choc culturel sera le plus grand, croyez-moi ! Un peu de patience jeunes gens, je vous raconterais tout ça dans mon prochain article.

http://www.afmedios.com/index.php?option=com_content&view=article&id=9560:balacera-en-antro-de-la-capital-el-saldo-a-7-heridos-y-sicosis-en-mas-de-cien-asistentes&catid=184:seguridad-publica-&Itemid=476
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Cork

Now, we (Gael and Thomas) arrived in Cork 3 weeks ago. The following article describes the beginning of our trip. We are spending our 9th semester studying at the CIT, in Ireland.

So we came in Ireland by Ferry. The 4th of September we arrived at Roscoff to take the only ferry of the week (one every weeks, the Friday).



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Actually we were several Insa students taking the same way.  We left the French coast at 9 p.m. The crossing took around 12 hours. This represents a lot of time but, in fact, you can find a lot of activities on the boat (restaurants, shops, pubs, swimming pool, video games…).

To sum up, the crossing was nice even if I was a little disappointed. I expected to meet a lot of students but actually we were the only one. Nevertheless people were friendly and we started to meet Irish guys.

We arrived in Ireland at 10 p.m. It is important to notice that there is a jetlag of one hour less than France. First surprise : the sun shone (true story and the photo isn’t a footage :p )

We went to our accommodation (EdenHall) which is at 30 minutes driving form the harbor. We found it easily and fifteen minutes later we got the keys.

First visit of the flat:

4 rooms, a bath room per room so it is nice!

As you can see, the living room is very huge and we have all we need. The just drawback is that the internet access is very low and it is used to crash! We pay 2100 € for 4 months (including the 400 € to book) which is 100 euro more than the fees at Parchment Square but the accommodations are smaller.

We live at 10 minutes walking from the CIT (the university). We have two roommates: a Dutch and a Spanish.

The 9th, we went to the introduction meeting. The international office presented us the city and the university and they gave us our cards (useful to access to the building, sport center or just to pay…).

Quickly the first Erasmus parties happened and it was easy to meet people. Unfortunately we realized we are not the only French of the CIT. In facts roughly 35 % of the erasmus students are French, then come the Spanish and the Germans. We’ve quickly notice that the security guard are ordered to stop any party in the accommodations at 23h30 which lead us to the second surprise. In Ireland everything (bar and clubs) close at 2am and the lasts bus leave the center of the city at 23h30. Therefore the night often ends with your best friend only (~8 people maximum, otherwise the security guards come).

Jacky© tuning world :

We don’t know why but it seems that Irish guys like the tuning, I would say that every 5min you can’t see or hear a Jacky©

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